

Québec, le 7 janvier 2012 – Faisant suite au dépôt du projet de loi 24 qui a pour but de modifier la Loi sur la protection du consommateur (LPC), une importante table ronde portant sur la lutte contre le surendettement du consommateur immobilier aura lieu le mercredi 25 janvier prochain, de 9 h à 17 h, à la salle Jean-Paul-Tardif du pavillon La Laurentienne de l’Université Laval. Organisé par le Centre d’études en droit économique (CÉDÉ) de la Faculté de droit de l’Université Laval, cet événement aura pour but de sensibiliser le législateur aux pratiques qui se sont développées depuis l’adoption de la LPC et de le convaincre de l’urgence d’agir afin de lutter contre le surendettement des consommateurs immobiliers.
Si le législateur désire réellement protéger le consommateur, il vaudrait mieux instaurer des règles claires et précises, lesquelles vont réellement limiter le crédit qui pourra alors être consenti dans des circonstances idéales. Comme nous doutons sérieusement que les consommateurs puissent se discipliner eux-mêmes, il faudra obliger le consommateur à poser des gestes. Il s’avère, à cet effet, extrêmement important de comprendre le déroulement d’une transaction immobilière et d’insister sur le fait que lorsque le notaire entre en action, il est déjà trop tard pour le consommateur. Ce dernier arrive, en effet, dans le bureau du notaire au moment où l’offre d’achat est acceptée – le consommateur est dès lors lié – et au moment où le prêt est accordé. À ce stade, la marge de manœuvre du consommateur est réduite à zéro puisqu’il est déjà engagé. Par conséquent, si le législateur désire réellement que le notaire emploie son obligation de conseil au bénéfice du consommateur, il faudra le faire intervenir – obliger même son intervention – avant l’acceptation de l’offre. Il faudra donc aller bien au-delà de ce qui est proposé dans le projet de loi 24.
Sous le thème « Et si le bon sens commandait de soumettre le prêt hypothécaire de 1er rang à la Loi sur la protection du consommateur», six spécialistes présenteront leur point de vue lors de cette journée afin de démontrer que cette pratique est un non-sens et prouver que le notaire a les mains liées face aux façons de faire des institutions financières et, qu’ultimement, le consommateur n’est pas protégé dans tout ce processus.
Pour en savoir davantage sur la problématique entourant le surendettement des consommateurs immobiliers et les objectifs de la Table ronde, veuillez cliquer ici.
On peut consulter le programme complet de la Table ronde en cliquant ici.
Le 27 octobre 2011, le professeur Marc Lacoursière, en collaboration avec le professeur Arthur Oulaï, a présenté, à la Commission des relations avec les citoyens, ses observations sur le projet de loi n° 24 intitulé "Loi visant principalement à lutter contre le surendettement des consommateurs et à moderniser les règles relatives au crédit à la consommation". Dans son rapport, le professeur Lacoursière recommande notamment d'assujettir le prêteur à une obligation de conseiller l'emprunteur lors de l'octroi du crédit et d'obliger les émetteurs de cartes de crédit à produire un encadré informatif au début de la convention de crédit. Rappelons que le projet de loi n° 24 apporte des modifications à la Loi sur la protection du consommateur en prévoyant de nouvelles règles pour contrer le surendettement des consommateurs et en ajoutant des mesures prévues dans l'Accord relatif à l'harmonisation des lois sur la divulgation du coût du crédit au Canada.
Pour accéder aux observations du professeur Marc Lacoursière, cliquez ici.
Le Centre d’études en droit économique (CÉDÉ) vous invite, Jeudi, le 1er décembre 2011, de 11h30 à 12h20, à l’amphithéâtre 2 F du pavillon Charles-De Koninck, à une conférence présentée par monsieur Michel Bourgault, c.a., directeur régional Sud-est du Québec d'Investissement Québec.
Présentation du conférencier : Directeur régional Sud-Est du Québec de la société d’État Investissement Québec, monsieur Bourgault planifie, dirige, coordonne et contrôle les activités de financement de la région. De plus, il participe au développement des stratégies de promotion des services d’Investissement Québec de même qu’il fait des recommandations auprès de comités chargés de l’amélioration des produits et du service à la clientèle.
Résumé de la conférence : Dans le contexte actuel de transferts d’entreprise et de frilosité financière, certaines PME peinent à trouver, partiellement ou totalement, du financement. C’est précisément la mission d’Investissement Québec de les aider à atteindre leur but. Diverses options sont offertes par cette société d’État pour assurer le succès du montage financier : prêt, garanties de prêt, investissement dans le capital-actions ou par émission de débentures. Les juristes ont intérêt à en savoir davantage sur l’intervention souhaitable de cette société dans des dossiers où Investissement Québec peut donner le « coup de pouce » nécessaire.
Fichiers vidéo disponibles pour consultation : Partie I et Partie II
Dans le cadre de son cycle de conférences sur le droit autochtone, le Centre d’études en droit économique et la Chaire du notariat de l'Université de Montréal reçoivent :
Vendredi 11 novembre 2011, 11h30 à 12h30
Pavillon Charles-De Koninck, Faculté de droit, local 2419
Pour vous inscrire, cliquez ici
Jeudi 24 novembre 2011, 11h30 à 12h30
Pavillon Charles-De Koninck, Faculté de droit, local 2419
Pour vous inscrire, cliquez ici
Mercredi 30 novembre 2011, 11h30 à 12h30
Pavillon Charles-De Koninck, Faculté de droit, local 2419
Pour vous inscrire, cliquez ici
Audrey Laudon, étudiante à la maîtrise avec essai en droit de l'entreprise, a décroché la bourse d'études du CÉDÉ d'une valeur de 5 000 $. Diplômée en droit de l'Université de la Polynésie Française, elle s'intéresse particulièrement aux aspects juridiques reliés aux contrats en droit international privé ainsi qu'au droit des sûretés. La cérémonie de remise des bourses aura lieu le 24 novembre 2011.
Un colloque portant sur le droit de la construction aura lieu le vendredi 28 octobre prochain à la Salle Jean-Paul-Tardif du pavillon La Laurentienne de l’Université Laval.
Les thèmes abordés en lien avec la construction seront notamment : les règles d’appels d’offres en matière de PPP, les défis environnementaux des entreprises de construction, la résiliation du contrat d’entreprise et de service, l’hypothèque légale et la copropriété divise, le statut des sous-traitants et fournisseurs et les modifications et les retards lors des contrats à forfait, le concept du « standby neutral » appliqué à un projet de construction.
Pour discuter de ces questions, les organisateurs de l’événement et professeurs à la Faculté de droit, MM Jacques Deslauriers et Mario Naccarato, ont fait appel à plusieurs juristes spécialisés en droit de la construction, dont les avocats Harold Rousselle, Éric Orlup, Nicolas Gosselin, Simon Bégin, Serge Pisapia et Bernard Tremblay. L’événement est sous la présidence d’honneur de l’honorable Thérèse Rousseau-Houle.
Ce colloque est présentement en voie d’accréditation par le Barreau du Québec.
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Les professeures Charlaine Bouchard et Marie-Claire Belleau ont obtenu récemment une subvention de recherche pour leur projet dont le titre est « Pour un changement de culture : Les modes de prévention et de règlement des différends pour les PME ». L'objectif de ce projet est de développer une nouvelle culture de Prévention, de gestion et de Règlement des Différends (PRD) dans des rapports de partenariat d’équivalence entre juristes et propriétaires/dirigeants de PME. Les recherches permettront notamment d’identifier les sources de mésententes, de différends et de conflits au sein des PME et d’expérimenter des services de médiation offerts aux PME afin de mieux comprendre les possibilités et les limites de ce mode de PRD. Rappelons que les PME sont au cœur du développement économique et social du Canada. Elles représentent plus de 95 % de toutes les entreprises canadiennes et jouent un rôle majeur dans la création d’emplois dans des secteurs économiques aussi diversifiés que la construction et les multimédias.
Divisé en dix chapitres, cet ouvrage propose une analyse descriptive et critique des principes et des règles qui gouvernent la création, la personnalité juridique, le financement, la gouvernance et le règlement judiciaire et non judiciaire des litiges dans le contexte des sociétés par actions.
Dans cette troisième édition, l'ouvrage offre une analyse complète de la nouvelle Loi sur les sociétés par actions du Québec en parallèle aux commentaires mis à jour sur la Loi canadienne sur les sociétés par actions. L'objectif de cet ouvrage demeure toujours de bien saisir la rationalité de la réglementation qui a pour but de faciliter la formation et le fonctionnement des entreprises en offrant à celles-ci un cadre juridique destiné à assurer l'efficacité, la flexibilité et la sécurité dans leurs rapports internes et externes.
L'ouvrage comporte aussi un caractère novateur en cherchant à enrichir la compréhension du droit positif des sociétés par l'introduction d'une perspective interdisciplinaire qui fait appel à l'analyse économique du droit. La présente étude fait également appel au droit comparé en mettant en évidence la force d'attraction qu'exercent la common law, le droit britannique et le droit américain comme sources d'inspiration dans l'élaboration et dans l'application du droit québécois et canadien en cette matière.
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Charlaine Bouchard, Centre d'études en droit économique
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Raymonde Crête, Stéphane Rousseau

Audrey Létourneau et Mario Naccarato
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Raymonde Crête, Mario Naccarato, Marc Lacoursière, Geneviève Brisson
sous la direction de Charlaine Bouchard
sous la direction de Geneviève Parent